revue de presse

Ce qu’ils ont pensé des premiers albums..

first albumMathieu Pesqué
– A Secret Garden

Avec une voix et une guitare acoustique l’artiste est comme le peintre devant la toile vierge, l’écrivain devant la page blanche, le trapéziste face au vide. Toute erreur, aussi petite soit-elle, peut le sanctionner, le condamner, et ce qui devait être un bel enregistrement n’est plus rien car quelque chose n’est pas passé. Ce boulet, ensuite, il le trainera un long moment car je connais des plumes acerbes qui ne pardonnent rien de rien alors que ces mêmes personnes n’ont jamais touché une six cordes de leur vie.
Avec sa voix et sa guitare acoustique Mathieu Pesqué a tenté ce saut périlleux du premier album sans filet ou filin de retenue, alignant pour son premier CD neuf compositions et aucune reprise, et ce saut périlleux, hé bien, le Mathieu l’a réussi, et en ce qui nous concerne, ici, avec les félicitations du jury.
Félicitations d’autant plus méritées que Mathieu Pesqué a tout écrit et chanté en anglais, avec une intonation parfaite, même si l’on ressent bien à l’écoute de ce ‘Secret Garden’ que le mec est un frenchy. «Un modèle pour beaucoup d’autres chanteurs français», me disait même Nathalie Harrap, chroniqueuse pour le mag anglais ‘Blues Matters’, en écoutant le CD pour la première fois. C’est dire…
Côté arrangements, ici et là un peu de pedal steel toute en retenue, le souffle d’un violon, la présence discrète d’une rythmique basse et batterie, aussi, et puis cette voix féminine légère et ensorceleuse qui flotte sur deux titres, celle de Laeticia Bès qui donne à cet album la saveur d’un jardin secret, d’un ‘secret garden’, justement. Un jardin dans lequel je vous conseille vivement d’entrer et dont vous ne serez pas prêt de sortir tant la magie des neuf titres vous emportera là où vous avez toujours rêvé d’aller, au paradis.
Ils ont chroniqué l’album : Paris-Move, Blues Magazine (Fr) & Blues Matters (UK)
 

Mathieu Pesqué et Roll Pignault
– Blues Bound
Après ‘A Secret Garden’, premier album particulièrement réussi, il faut bien avouer que l’on attendait Mathieu Pesqué au tournant car après pareil carton, on se demandait bien ce que le chanteur-guitariste allait proposer comme second opus, et comment il allait confirmer toute l’étendue de son talent, primé, faut-il le rappeler, au Tremplin du Festival Blues sur Seine 2007.
Première surprise pour ce second album, Mathieu n’est plus seul mais accompagné par l’harmoniciste Roll Pignault, un auteur-compositeur qui a traîné ses guêtres et son ruine-babines dans pas mal de combos et de salles, et pas uniquement dans la musique bleue. Une expérience diversifiée et riche d’enseignements qui donne à l’harmo de Roll une palette sonore particulièrement étoffée dont le duo a su tirer toute la luminosité sur les 12 titres proposés ici.
Seconde surprise, la manière éclatante dont Mathieu Pesqué passe du statut de chanteur-guitariste solo à celui de partenaire musical, présent et effacé à la fois. Un rôle qui semble tellement lui convenir que l’on en vient même à se demander comment il a pu produire seul un premier opus aussi magique que ce ‘A Secret Garden’. L’homme a ses secrets, et son jardin secret, pour sûr. Et c’est cette part de retenue et de discrétion naturelle ‘comme si de rien n’était’ qui fait du bonhomme un artiste attachant et pour lequel on ressent immédiatement quelque chose. Depuis 2007, le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé, réservant à chaque concert de Mathieu Pesqué un accueil chaleureux et enthousiaste.
Troisième surprise, mais en est-ce une, en fait: la qualité de l’album proposé par le duo. Un opus sur lequel guitare et harmonica semblent avoir été faits pour se rencontrer, et fusionner, tel un couple qui se retrouve après s’être découvert: le masculin de l’harmo avec le féminin de la guitare. Une rencontre pour un moment de magie, de tendresse et d’énergie partagée. Une rencontre sensuelle qui magnifie les adaptations de ‘Last Fair Deal Goin’ On’, ‘Lean On Me’ ou ‘Born Under A Bad Sign’.
Pas de doute, l’opus n’est pas né ‘under a bad sign’ mais plutôt sous une très belle étoile. Un album enchanteur, lumineux et qui fait briller l’étoile bleue de la musique blues, là-haut, dans le ciel.  Superbe, tout simplement superbe.
Ils ont chroniqué l’album : Paris-Move, Crossroads

 

Mathieu Pesqué
– Nightbirds
Le jeune homme avait frappé un grand coup, d’entrée, avec son premier album, ‘A Secret Garden’ (noté ‘Coup de Cœur’ par l’ensemble de la rédaction de Paris-Move), suivi d’un opus réalisé en duo avec l’harmoniciste Roll Pignault, ‘ Blues Bound’, et qui avait, lui aussi, obtenu les honneurs de la presse blues.
Mathieu Pesqué nous revient, cette fois, avec un second album solo alignant douze compos signées par ce qu’il faut bien qualifier de véritable song writer français, même si le lascar écrit et chante en anglais. Ceci dit, et à l’instar du premier album solo, ‘A Secret Garden’, il faut souligner d’entrée le talent d’écriture et la qualité du chant de ce frenchy qui pourrait servir de modèle, ou de prof, à bien des chanteurs français qui ne cessent de massacrer la langue de Shakespeare. Combien de fois devrons-nous dire encore qu’il vaut mieux bien chanter en français que de balancer en anglais en ignorant tout de l’intonation ou sans savoir où et comment prononcer les mots.
Avec Mathieu Pesqué, nous avons non seulement un auteur-compositeur de classe internationale, mais également un chanteur qui peut côtoyer sans gêne aucune des chanteurs tels Paul Cox, Sean Taylor ou Neil Young. Car l’animal a non seulement le talent d’auteur-compositeur, mais il a aussi cette patte, cette griffe qui fait la différence. Écoutez simplement ‘Almots Gone’, onzième titre de cette galette et vous en tomberez sur le cul rien que par les quelques secondes d’intro. Tout y est, TOUT, en droite ligne du ‘Loner’. Et tout le morceau est de la même veine, sensationnelle, comme s’il avait été signé Neil Young, tout simplement.
Les guitares, le rythme, la batterie, les cymbales, tout aurait pu être signé Neil Young et cela vous colle des frissons énormes. Énormes!
Bien sûr que lorsque Mathieu chante, ce n’est pas la voix de Neil Young que l’on entend, mais le mec a incontestablement de l’oreille, et son anglais coule de source, comme s’il ne pouvait y avoir qu’un seul autre ‘Loner’, et français. Lui!
‘Almots Gone’, un titre qui mérite à lui seul l’achat de cet opus que vous rangerez dans votre CD-thèque tout juste contre les albums du ‘Loner’, quitte à en éloigner quelques autres.
 

Les douze titres de cet album ne sonnent pas tous comme ce phénoménal ‘Almost Gone’, bien sûr et heureusement, mais tous sont imprégnés de cette authenticité et de cette sincérité qui jaillissent de chaque note, chaque parole chantée par Mathieu Pesqué.
Quelques titres vous feront même couler une petite larme, surtout si les paroles vous touchent comme elles m’ont touché. C’est ‘Babylon’ qui vous serre le cœur, ‘Favorite Clown’ qui vous fait sourire, et ‘Reasons’ qui vous noue les tripes. Entre ces morceaux d’émotion pure, vous pousserez les meubles sur le très rythmé ‘Nightbird’, mais ne vous attendez pas à un truc dansant car Mathieu Pesqué est de ces artistes qui vous ouvrent leur cœur et leur âme pour mieux vous les offrir en chansons. En toute intimité.
Les arrangements sont parfaits et les musiciens d’une présence et d’une discrétion naturelles, s’effaçant ou revenant au premier plan quand il le faut, à la manière des compos et des arrangements du Neil Young de la meilleure période, celle de ‘Cowgirl in the Sand’ et ‘Cinnamon Girl’, alors que Danny Whitten à la guitare, Billy Talbot à la basse et Ralph Molina à la batterie venaient de le rejoindre en tant que Crazy Horse.Et qu’ils aillent au diable, les blueseux grincheux qui diront que le Mathieu a vendu son âme au diable en penchant plus vers de la pop que vers du blues pur et dur! Qu’il reste sur sa route, le Mathieu, car cette route est belle, droite, et elle mène vers le soleil le plus radieux qui soit: celui de la reconnaissance. La reconnaissance du talent époustouflant d’un loup solitaire qui n’a nul besoin de meute. D’un ‘Loner’, tout simplement.
Respect, Monsieur ! 

Ils ont chroniqué l’album : Paris-Move, Blues Magazine (Fr), Blues Matters (UK), Classic Rock (UK), Blues Blast Magazine (USA), BluesWax (USA)
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